CERTAINES N4AVAIENT JAMAIS VU LA MER Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie OTSUKA

Poignant et intéressant est le vécu de ces milliers de Japonaises parties pour trouver l'amour et la prospérité sur la côte ouest des Etats-Unis et se retrouvant déracinées, exploitées, humiliées sans espoir de retour. Le désenchantement est à la hauteur de l'espoir.

Comment imaginer que quelques semaines après leur évacuation, plus aucune trace ne subsistent après 20 ans de présence sur le territoire ? Comment a-t-on pu attendre plus de 40 ans pour entendre des excuses officielles américaines à cete communauté américano ...-japonaises soupçonnée de traitrise ?

Si le style de ce roman perturbe au début (il est écrit à la première personne du pluriel et l'ensemble des sentiments se succèdent phrases après phrases,  thème par thème), on se laisse rapidement prendre et on comprend mieux ce choix surprenant de l'auteur par la suite.

Incantation ? Poème ? On découvre ces histoires comme on observe un tableau peint avec énormément de finesse. 

Ce qui nous trouble encore c'est qu'on se retrouve face à une oeuvre qui ressemble à une fiction mais qui n'est que le reflet d'une réalité méconnue. Réalité-témoignage qui complète ma collection de portraits de femmes après "Chinoises" de Xinran (voir autre post).

Ne passez donc pas votre chemin !